Jean COUTY

Jean COUTY

Jean Couty est un peintre lyonnais né le 12 mars 1907 et mort le 14 mai 1991 dans le 1er arrondissement de Lyon.
Il réalise très jeune ses premiers dessins et croquis au crayon représentant des pêcheurs et des bateaux. Il grandit dans l’essor et la création du groupe les Ziniars, groupe d’artistes lyonnais qui exposent de nombreuses œuvres modernes à Lyon, influencé par les critiques d’art Marius Mermillon et George Besson. C’est grâce à la rencontre et aux conseils de Tony Garnier, un urbaniste et architecte français témoin de spectaculaires avancées, que Couty suit des cours à l’école des Beaux-Arts de Lyon.
Il entre par la suite dans la classe d’architecture de Sainte-Marie et remporte le premier prix d’archéologie sous la direction d’Henri Focillon. C’est une nouvelle fois sous les conseils de Tony Garnier, que Couty décide de se tourner vers la peinture. Il sera alors admis à l’école régionale d’architecture de Lyon, suivant parallèlement les cours de la classe supérieure d’architecture des beaux arts de Paris.
La ville de Lyon inspire considérablement l’artiste, tout particulièrement le quartier de la Vaise où il dessinera de nombreuses fois à la gare d’eau de la Vaise. Il peindra également La Parabole des fous lors d’une visite à l’Hôpital du Vinatier dans une région lyonnaise. Il aborde de nombreux thèmes dans ses peintures: les paysages hivernaux recouverts de neige, peintures sur les courtisanes. C’est en 1933 que son tableau Sans Travail, exposé au Salon du Sud-Est, est remarqué par les deux critiques d’art Georges Besson et Marius Mermillon. Après son insertion dans le groupe d’artiste Les Nouveaux en 1935, il reçoit le Grand Prix du Groupe Paris-Lyon en 1937 avec sa toile Bords de Saône achetée par l’État.
Suite à son séjour chez les frères de l’école chrétienne de Lyon, il réalise de nombreuses études sur des portraits en 1943; il illustrera dans l’ouvrage Saint-François, chez nous des poèmes de Paul Claudel et Stanislas Fumet. Une de ses œuvres sur le thème de la déportation, le Bénédicté de 1943, est remarqué par l’artiste Picasso et est aujourd’hui détenue par le musée des Hospices civils de Lyon. Il travaillera beaucoup dans sa ville natale, notamment dans l’Hospice de la Rochette.
Lors du Grand Prix de la Critique de Paris qu’il remporte notamment, l’État lui achète plusieurs de ses œuvres telles La femme à la chaise, Le repas et L’ouvrier emboutisseur. Il connaîtra un grand succès à Paris ainsi qu’à l’international, puisqu’il exposera à Gênes, à Belgrade, en Slovénie et en Belgique.
En 1967, sa toile Le massacre des juifs du ghetto de Varsovie est vendue aux enchères à l’hôtel Drouot au profit du peuple d’Israël. L’État acquiert Le pressurage à Juliénas, dont il en réalise la première exposition à Lyon. En 1967 il expose de nombreuses fois à Lyon ( musée des Beaux-Arts de Lyon et à la galerie Verrière à Lyon). L’artiste est également beaucoup influencé dans ses œuvres par ses voyages réalisés en Israël ( Jérusalem), en Turquie et en Sicile, en Egypte, en Grèce et en Côte d’Ivoire de 1974 à 1978.
C’est le 1er juin 1982 que Jean Couty est élu à l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Lyon. En 1990, il offre à l’adjoint de la Culture de la ville de Lyon Jacques Oudot la toile Le résistant afin d’en faire don pour le musée de la Résistance et de la Déportation de Lyon. Il remporte pour la deuxième fois en 1991 le Grand Prix du Groupe Paris-Lyon.
Jean Couty reste influencé toute sa ville par la ville de Lyon ou il rendra son dernier souffle en 1991.

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