Jacob JORDAENS

Jacob JORDAENS

On associe fréquemment le nom de Jacob Jordaens à ceux de Pierre Paul Rubens et d’Anton van Dyck, soit les trois maîtres de l’école de peinture anversoise au XVIIème siècle.

Jacob Jordaens est né à Anvers en 1593. Il fait ses débuts dans la guilde de Saint-Luc en tant qu’élève du peintre Adam van Noordt. Mais ce sont plutôt les apports de la peinture du Caravage,
d’Abraham Janssens et de Rubens que l’on retrouve dans ses premières oeuvres. C’est grâce à ces diverses influences que Jordaens parvient progressivement à réchauffer son coloris, enrichir sa palette et libérer sa touche.

La seconde partie de la carrière de Jordaens est marquée par le « style héroïque ». Celui-ci se définit par la puissance de la composition où l’on distingue des formes colossales vues par en dessous, une lumière intense et pure qui découpe les volumes ainsi qu’une plénitude des formes. Cela se perçoit particulièrement bien dans Les Quatre évangélistes exposé au Louvre.

Si une certaine concurrence naît entre Jordaens et Rubens, cela ne les empêchent pas de travailler sur des projets communs, comme ce fut le cas entre 1634 et 1635 concernant les décorations pour l’entrée solennelle du Cardinal-Infant Ferdinand dans la ville d’Anvers ou encore entre 1637 et 1638 pour un ensemble de tableaux destinés à la Tour de la Parada, en Espagne.

Après la mort de Rubens en 1640, Jordaens devient l’artiste anversois le plus en vue. Il reçoit une succession de commandes, allant de la Reine d’Angleterre qui lui commande une succession de 22 tableaux racontant l’Histoire de Psyché pour son Palais à Greenwich, jusqu’à la Reine de Suède qui lui demande un ensemble de 36 tableaux pour décorer le château d’Uppsala.

Dans les années 1650, Jordaens exécute des oeuvres pour le gouvernement des Provinces-Unies, comme l’atteste sa participation au décor pictural de la salle d'Orange à la Huis ten Boch de La Haye, tout en peignant des sujets religieux pour les Églises catholiques d’Anvers.

À la fin de sa vie, Jordaens participe ouvertement au culte protestant, tout en continuant à recevoir des commandes de la part de l’Église catholique.

Il finira par mourir en 1678 dans sa ville natale, à Anvers.