Guillaume LAPLAGNE

Guillaume LAPLAGNE

Fils de notaire, Guillaume Laplagne naît le 6 octobre 1870 à Ervy, dans l’Aube.
En 1894, il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris où il étudie la sculpture auprès de Louis-Ernest Barrias. Membre de la Société des Artistes français à partir de 1894, il expose au Salon du groupe où il obtient en 1898 une mention honorable. Il est ensuite engagé en août 1899 par le Musée Grévin pour diriger l’atelier de modelage des mannequins. Il y restera jusqu’en 1902.

Parallèlement et entre 1900 et 1905, Laplagne réalise des statuettes en terre-cuite satirico-politiques, publiées par la presse via des photographies de Charles Lansiaux et reprises en cartes postales. Dans le même temps et en collaboration avec le céramiste Emile Decoeur, Laplagne réalise entre 1903 et 1906 des céramiques émaillées, dont la célèbre Tête de sorcier en buste.

Suite à un voyage en Egypte où il rencontre le prince Youssef Kamal qui lui demande de sculpter son buste, Laplagne participe à la création de l’École des Beaux-Arts du Caire qu’il dirige de sa création en 1908 jusqu’en 1918. Il joue ainsi "un rôle de premier plan dans le développement des Beaux-Arts en Egypte". En Egypte toujours, Laplagne conçoit le Monument en hommage à Louis Pierre Mouillard (précurseur méconnu de l’aéronautique du XIXe), qui sera inauguré en 1912.

De retour à Paris en 1918 après avoir quitté l’Egypte, Laplagne reprend son poste au Musée Grévin, s’assurant ainsi un revenu régulier. Il exécute notamment en 1921 une scène de loge de théâtre avec Yvonne Printemps et les Guitry père et fils.
Puis, suite à l’Expédition Citroën Centre-Afrique appelée aussi "Croisière Noire" de 1924–1925, Laplagne sculpte des bustes africanistes et ethnographiques en plâtre patiné représentant des membres de différentes tribus de la région du Haut-Nil et du Congo belge. Le sculpteur réalise en parallèle des œuvres orientalistes de style Art Déco, d’abord en terre cuite patinée puis en bronze exécutés par la fonderie Susse Frères.

Il meurt en 1927.