Gérard SCHLOSSER

Gérard SCHLOSSER

Gérard Schlosser est un artiste peintre français né le 12 juin 1931 à Lille et actuellement installé à Paris.

Il étudie l’orfèvrerie à l’école des arts appliqués de Paris entre 1948 et 1951 où il s’initiera parallèlement à la sculpture en autodidacte.
Il suivra également une brève formation à l’École des Beaux-Arts de Paris avant de se consacrer pleinement à la peinture. Ses débuts l’entrainent déjà vers la figuration, il représente des parties du corps en aplats, souvent de face et cernées de noir. La nudité du corps féminin est particulièrement mise en avant, de manière à ce que le spectateur se sente face à ce corps. Ces fragments de corps semblent influencés par les recherches réalisées par l’artiste dans le mouvement du Pop Art.

Il commence à utiliser un nouveau médium au début des années 1970, la photographie. Il s’en sert sur le même modèle et dans la même lignée de ce qu’il produisait en peinture. Il devient alors affilié à d’autres artistes français considérés comme hyperréalistes ou faisant partie de la Figuration narrative, en opposition au mouvement abstrait qui avait pris place au même moment.
Il utilise des nouveaux outils comme l’épiscope, qui lui permet de projeter une image sur la surface de la toile afin de la reproduire en peinture.

Dans la même période il devient un artiste du photomontage, systématisant la technique à partir de 1970. A la fin des années 1960, il renouvelle sa technique de nouveau. Schlosser enduit les toiles qu’il produit de sable, afin de donner un certain grain aux parties colorées de ses oeuvres.La texture du grain de sable ajoute ombres et lumières à la production, ce qui permet d’incorporer à l’oeuvre un modelé et une profondeur supplémentaire.

Les titres qu’il donne à ses oeuvres jouent eux aussi un certain rôle dans l’appréhension de sa création artistique. Ils participent à l’identité même de l’oeuvre qu’il présente, on retrouve alors des titres comme Tu as réglé la cotisation ? Ou encore :Elle n’a quand même pas de chance avec son mari, dénotant un certain humour mais aussi la nécessité d’apporter une certaine précision au spectateur pour la lecture de ses oeuvres.