EWE (culture)

EWE (culture)

Le peuple Ewe est le peuple le plus important du Togo, on retrouve cette population en Côte d’Ivoire, au Benin, au Nigeria ainsi qu’au Ghana. Leurs cultures et religion ont de nombreux similitudes avec les Yoruba et les Fon.

La culture matérielle des Éwé est influencée par celle de leurs voisins : les produits du tissage, les tambours, les tabourets ressemblent à ceux des Ashanti ; on y distingue aussi des influences orientales (Fon et Yoruba). À Keta (Ghana), en pays éwé, le tissage est une industrie prospère ; des vêtements de cérémonie portés au Ghana et au Togo y sont fabriqués. Le coton, local et importé, est teint au moyen de l'écorce de certains arbres. Dans les villes de la côte, on travaille l'or et l'argent. De nombreux marchés stimulent les échanges, certains revendeurs sont des professionnels. À la fin du XIXe siècle, des coquillages, les cauris, servaient de monnaie.

La mythologique des Éwé repose sur l’idée que l’énergie originaire de la nature laisserait son empreinte sur toutes les créatures. Ainsi les Éwé ont un concept du Sacré qui est le fruit d’une observation de la nature, l’accumulation des expériences, des analyses du cosmos et de toutes ses composantes. Attachés à la pratique de l’animisme, c’est-à-dire une croyance selon laquelle la nature est régie par des esprits analogues à la volonté humaine, les Ewe croient à la fois en Mawu, le dieu suprême et insurpassable, aux esprits des ancêtres et aux vodous, divinités qu’ils invoquent selon les difficultés auxquelles ils se trouvent confrontés. En effet, les vodous veillent sur les familles, écartent ou punissent leurs ennemis et leur donnent des enfants. Ils les préservent des sortilèges et leur assurent des récoltes abondantes. Hébiésso ou Héviésso par exemple, dieu du tonnerre ou de la foudre, contribue au bon ordre du monde. Autre caractéristique des Ewe réside dans la grande importance qu’ils accordent à la gémellité. Pour eux, cette naissance présage de bonnes choses. Selon cette culture, les jumeaux représentent l’abondance de bénédictions. La gémellité est représentée par des statuettes rattachés à une divinité́ nommé Venanvi ou Venovi symbolisant des miroirs reflétant les archétypes primaux de la cosmologie de leurs cultures respectives : les deux dieux créateurs, les jumeaux ancestraux sacrés et sublimes, ou les premiers êtres plus ambivalents qui ont pris la forme de créatures androgynes.

Dans la culture Vodoun, les reliques jouent un rôle important dans la relation des vivants avec leur mort. Les idoles ou des fétiches appelés communément «Legba» sont des symboles ou reliques Vodoun les plus connus. Les masques sont porteurs en général de pouvoirs mystiques dans la culture Vodoun, ils étaient vus comme un reliquaire, ou porteurs d’un pouvoir mystique mais aussi porteurs d’histoires, de mythologies ou d’une victoire à une époque donnée. Mais aussi ils sont l’image anthropomorphique d’un ancêtre qu’on essaie de caricaturer. L’ancestralité́ est le socle de la spiritualité́ Vodoun. Les ancêtres ont leur représentation physique par l’intermédiaire de leurs reliques ou masques. De ce fait, les masques ont pour fonctionnalité́, la liaison entre le monde des visibles et le monde des invisibles. Il y existe deux principaux types de masques qu’on pourrait observer chez le peuple Éwé, les masques pour le visage, les masques vestimentaires où les humains initiés spécialement pour ça se mettent dans les costumes vestimentaires au temps des fêtes et célébrations , ils sont appelés les «Zangbeto».