Eugène DEVERIA

Eugène DEVERIA

Eugène François Marie Joseph Devéria (1805-1865) est un peintre d'histoire, portraitiste et muraliste romantique français.

Il est l'un des cinq enfants de François-Marie Devéria, chef de bureau au ministère de la Marine. Sa mère, Désirée François-Chaumont, est issue d'une famille coloniale de Saint-Domingue qui s'est réfugiée en France pendant la Révolution.

Eugène fait preuve d'un certain talent artistique et étudie avec Anne-Louis Girodet et Guillaume Guillon Lethière. Ses premières soumissions au Salon datent de 1824, mais elles n'attirent guère l'attention. Son premier succès survient en 1827 avec une toile représentant la naissance du roi Henri IV. À cette époque, il partage un atelier sur le boulevard Saint Michel avec Louis Petitot, Pierre Cartellier et Louis Boulanger.

Bien qu'il reçoive plusieurs commandes, dont une pour un "Musée de l'histoire de France" que le roi Louis-Philippe est en train de planifier, il ne rencontre que très peu de succès. Aussi, en 1838, il accepte la proposition de refaire tous les décors peints de la cathédrale d'Avignon et quitte Paris. Cette tâche s'est avérée plus importante que prévu. L'insalubrité et une inondation qui a failli lui coûter la vie, à lui et à sa famille, l'ont rendu malade et épuisé. En 1841, il quitte Avignon pour se reposer dans le Béarn.

La même année, il épouse sa compagne, Caroline-Aglaé Duransel (1793-1863), une créole avec laquelle il vit depuis de nombreuses années et qui lui a donné une fille en 1831. Il élève également une nièce et un neveu comme ses propres enfants. Lorsqu'il se sent mieux, ils s'installent tous à Pau. En 1843, il se convertit au protestantisme, aspect de sa vie qui va rapidement s’avérer aussi important pour lui que sa peinture.

Pour subvenir aux besoins de sa famille, il donne des cours de dessin et peint les portraits de riches visiteurs de passage à Pau. En été, il peint des portraits à la station thermale d'Eaux-Bonnes. Il continue à envoyer des œuvres au Salon, mais elles sont reçues avec une indifférence croissante. Sa dernière soumission date de 1861. Il fait également plusieurs voyages à l'étranger, mais trouve peu de clients. En 1856, il tente de terminer son œuvre à Avignon, mais sa fille Marie, qui l'avait accompagné, meurt au retour. Il se rend de nouveau à Avignon en 1857, mais son œuvre reste finalement inachevée.