Ado CHALE

Ado CHALE

Avant de prendre le pseudonyme d’Ado Chale dans les années 1960, Adolphe Pelsener né dans la commune Bruxelloise de Molenbeek, le 18 mars 1928. C’est à Bruxelles toujours qu’il devient ferronnier et se spécialiser dans la sérigraphie publicitaire sur tôle émaillée dans les années 1950.
Il s’installe alors Rue Lens, et peint en rose - sa couleur fétiche - les murs extérieurs de son atelier.
C’est ici qu’il réalise ses premiers plateaux de table en ciment incrustés de marcassite, un minerai aux riches reflets métalliques ramassés avec son épouse, qui est gemmologue et lui fait découvrir la minéralogie. « Ça a débuté en Allemagne, à Francfort, avant ça, j’étais ferronnier (….) et là, j’ai eu le coup de foudre pour une petite vitrine qui renfermait une collection de minéraux ». C’est dans les pierres fines et semi-précieuses que l’artiste, qui répond désormais au pseudonyme d’Ado Chale, puisera désormais son inspiration.

Dans le même temps, Huguette Chale ouvre en 1961 la Galerie Chale, rue de Livourne, puis au 17 Avenue Louise de 1965 à 1985, toujours à Bruxelles.
Très vite, l’épouse de l’artiste s’impose comme une figure influente de la décoration et des galeries d’art Bruxelloises, et jouera un rôle prépondérant dans la production et la diffusion des œuvres de son mari. Elle lui obtient par exemple en 1967 une commande de 25 tables basse incrustées de marcassite pour l’Hôtel Hilton de Bruxelles, boulevard de Waterloo.

L’art d’Ado Chale atteint sa pleine maturité dans les années 1970. Ses piétements tripodes caractéristiques - en métal noirci ou fonte d’aluminium - reçoivent alors des plateaux aux inclusions toujours plus originales où l’agate, la marcassite ou l’ardoise côtoient le bois fossilisé et de riches mosaïques de pierres semi-précieuses (jade, turquoise, lapis-lazuli, hématite, cornaline ou malachite).
En 1971, les souverains Belges offrent au président français Georges Pompidou une table basse en bronze et pastilles de malachite, qu’ils ont personnellement choisie dans la galerie de l’avenue Louise.
L’artiste fera également couler des tables « sculptures » en aluminium ou en bronze, comme ses célèbres « Goutte d’eau » (initialement baptisées « Soleil Maya » de par l’attrait de Chale pour l’art précolombien). Son influence est telle qu’il devient durant ces mêmes années 1970, et malgré lui, le chef de file d’un courant de décoration Bruxellois caractérisé par l’utilisation des minéraux comme éléments décoratifs et de l’or comme couleurs ornementales (avec, entre autres, des créateurs comme Christian Krekels ou Pia Manu).

Les années 1980 voient la consécration de l’artiste à travers des rétrospectives organisées en Belgique (en 1986 au Musée d’Ixelles), en France (en 1987 au Palais des Papes d’Avignon et en 1988 au Musée des Beaux-Arts de Nancy) et jusqu’au Japon où le Musée Seibu d’Art Contemporain, organise en novembre 1988 une exposition destinée à faire connaître les richesses du savoir-faire belge.
A partir des Années 1990, Ado Chale oriente sa création vers des matières naturelles moins précieuses comme des grains de poivre, de l’os ou des boutons de nacre, avant de se concentrer en 2005 sur ses créations en bronze et en aluminium.

Depuis lors, en artisan de la matière infatigable et toujours passionné, Ado Chale continue d’élaborer de nouvelles formes, tout en séduisant le marché contemporain.

Un trésor se cache peut-être chez vous...