Coran mamelouque vers 1330 Manuscrit arabe...

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Coran mamelouque vers 1330 Manuscrit arabe...

Coran mamelouque vers 1330
Manuscrit arabe de 468 folios, calligraphié en régulier "naskh" noir, de 13 lignes par page, ouvrant par un double frontispice enluminé en lapis et or, à décor basé sur la répétition de polygones en étoile, encadré de bénédictions en "thuluth". Les titres des sourates "Al-Fatiha" et "Al-Baqara", ainsi que la bénédiction finale sont calligraphiés en "ruqa'" blanc, dans un cartouche enluminé orné de nuages dorés sur contrefond rouge (passé) et bleu. Les autres titres de sourates sont inscrits en "thuluth" cerné de noir. Séparations de versets marquées par des fleurettes dorées. Vocalisation en rouge et bleu. Dans les marges, les Juz, moitié de Juz et quart de Juz sont inscrit en lettres d'or. Annotations marginales en cursive rouge. Bénédiction finale « Sadaqa allahu al-‘azim wa sadaqa rassuluhu al-karim ». Plusieurs notes de lecteurs à la fin, dont une datée 981H. (=1573).
Reliure d'époque en maroquin noir à décor estampé de polygones étoilés.
Egypte, vers 1330
32 x 25 cm

Ce Coran est caractéristique des manuscrits enluminés mamlūk de la première moitié du XIVe siècle, notamment de ceux produits au Caire vers 1330. Un double frontispice illuminé à composition géométrique caractéristique des manuscrits enluminés de l'époque mamlūk au XIVe siècle ouvre le Coran. Cette conception spécifique ainsi que l'utilisation extensive du bleu et de l'or figurent dans les manuscrits coraniques produits au Caire vers les années 1330, notamment ceux copiés et illustrés par Ahmad al-Mutattabbib en 1331 et 1334 (Le Caire, Dar al-Kutub, n ° 184 et 81). Une autre caractéristique des années 1330 est la graphie en blanc dans les cartouches inclus dans les cartouches enluminés de la sourate d’ouverture et de la formule pieuse concluant le texte de la dernière page; les autres titres sont simplement écrits en thuluth doré à la manière des divisions coraniques marginales. Cette pratique consistant à dissocier la sourate d'ouverture des autres par des panneaux étroits au lieu d'une structure illuminée semblable à des frontispices est une caractéristique inhabituelle mais non inconnue des corans de Mamlūk.

Des gloses marginales sur la récitation (qira’a) ont été exécutées en diagonale, une caractéristique commune des manuscrits des Mamlūks. Leur présence suggère que ce Coran a été utilisé par un large public à des fins d'apprentissage et d'enseignement. Le folio 3a porte une inscription de dotation à Jami ’Jadid (« La nouvelle mosquée »), mais de nombreuses fondations religieuses ont été construites en Égypte et en Syrie à cette époque; l’identité de ce lieu ne peut donc pas être établie.

A Mamluk illuminated Quran, Egypt, circa 1330
Arabic manuscript, 468ff., 13ll. in black "naskh", double opening illuminated frontispiece, two 1st titles and final blessing in white "ruqa'" in illuminated cartouches, the others Surah titles in gold thuluth, vocalisation in red and blue, marginal annotations in red, juz separation in gold.

This Quran is characteristic of the Mamlūk illuminated manuscripts from the first half of the 14th century, especially those produced in Cairo around 1330.

A double illuminated frontispiece based on the repetition of star-polygons opens the Quran. The geometrical compositions are a distinctive feature of the Mamlūk illuminated manuscripts dated from the 14th century. This specific design and the extensive use of blue and gold are found in Quranic manuscripts produced in Cairo around the 1330s, especially those copied and illuminated by Ahmad al-Mutattabbib in 1331 et 1334 (Cairo, Dar al-Kutub, n° 184 et 81). The marginal shape is found already in Mamlūk earlier manuscripts like the famous Qur’an made in 1304-06 for Baybars al-Jashnagir (London, BL, Add.22406-12). Other feature of the 1330s is the white ruqa' headings in cartouches included in illuminated panels used for the opening surah and the pious formula concluding the text on the last page; others heading are simply wrote in gold thuluth in a similar way of the marginal Quranic divisions. This practice of dissociating the opening surah from the others by narrow panels instead of an illuminated structure similar to frontispieces is an unusual but not unknown feature of the Mamlūk Qurans.

Marginal glosses on the recitation (qira’a) have been executed in a zig-zag fashion, a common feature of Mamlūk manuscripts. Their presence suggests that this Quran was used by a large public for learning and teaching purposes. The folio 3a bears an endowment inscription to Jami’ Jadid (“The New Mosque”) but numerous religious foundations were built in Egypt and Syria at this time thus the identity of this place cannot be established. Many notes also recorded the acquisition of this Quran by many later owners, one is dated 981AH / 1573AD

Nous remercions Adeline Laclau, doctorante de l'Universite de Aix Marseille, "Les manuscrits enluminés dans le sultanat mamluk au XIVe siècle".
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