LHOTE (André, 1885-1962), Amusante L.A.S....

Lot 105
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250 - 300 €

LHOTE (André, 1885-1962), Amusante L.A.S....

LHOTE (André, 1885-1962), Amusante L.A.S. « André Lhote », sl, 1er septembre 1926, 2 pp. à Chantal Quenneville : « Chère Mademoiselle et amie, (…) ‘je m’empresse’ comme l’écrivent les hommes d’affaires de vous accuser réception (…) et de vous envoyer tous mes remerciements pour le dévouement dont vous avez fait preuve à l’occasion de cette exposition. J’ai bien reçu la somme de 1495 F 90 que votre lettre renfermait et pris note de notre rendez-vous dans quelque boîte mal famée. Je ne peux faire moins, maintenant qu’une maison d’éditions m’écrit pour me prier de m’inscrire (?) des premiers ( ?) la liste des collaborateurs à la série dite ‘Les Petits Maîtres libertins français’. Seulement, où vous allez un peu fort, c’est quand vous prétendez payer les frais. Me prendriez-vous pour un ‘Petit Maître maquereau français’ ? Nous règlerons cette affaire de vive voix et par les armes, s’il le faut, à la rentrée (…) Je compte donc que vous passerez me voir, soit à l’académie, 18 rue d’Odessa (…) soit chez moi rue Boulard (…) »
Après avoir enseigné dans plusieurs académies dès 1915, André Lhote ouvrit sa propre académie vers 1922 rue d’Odessa, qui accueillit de nombreux artistes de renom (Tamara de Lempicka Hans Hartung, Wu Guanzhong, Aurélie Nemours, Louise Bourgeois, Bengt Lindström, Serge Gainsbourg, Gérard Vuillamy, etc. etc.) De nombreux photographes pratiquèrent l'art de la composition picturale auprès d'André Lhote, dont : Henri Cartier-Bresson, Dora Maar ou William Klein.
On y ajoute :
- Une L.A.S. de Maria BLANCHARD (1881-1932), Bruxelles, 5 août 1925, 1 p. à Chantal Quenneville (à propos de la vente d’une nature morte et d’une tête au pastel, regrette de ne plus voir André Lhote) : « Chère amie j’ai reçu vos 1200 pour la vente de la nature morte. Je vous remercie infiniment (…) ; et la tete pastel qu’est ce qu’elle est devenue ? Tachez de ne pas l’égarer dit(sic) moi ou est qu’elle est reste(sic). Je suis contente que vous travaillez bien vous allez voir surement vous serez reçu au salon d’automne. Pour le moment je suis à Bruxelles mais vous pouvez toujours écrire à Paris meme envoyez de l’argent si le tete se vend. Je travaille aussi aussi je veux faire du paysage. Je ne voit(sic) plus Lhote c’est triste mais c’est vrai. » Maria Blanchard, artiste peintre espagnole de l’Ecole de Paris, se lia en 1918 avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'effort moderne."
- Une L.A.S. de Sonia LEWITSKA (1874-1937) et Jean MARCHAND (1883-1940), [Paris] 75 rue Caulaincourt, sd (une note manuscrite de Ch. Quenneville indique 1926 et mentionne l’exposition à la St George Gallery), sur la vente d’une aquarelle et l’organisation du salon d’automne : « Chère Madame, excusez-moi (…) le retard (…) j’ai été très malade d’une crise cardiaque qui a failli m’emporter. J’ai reçu une lettre de notre ami Hilton qui me parle de vous dans de termes pleins de sympathie. Nous serions très heureux de vous voir ainsi que notre amie Gardelle. (…) Je vous remercie aussi chère Madame de 300 fr. pour l’aquarelle qui a été vendu à Londres. » Son époux, Jean Marchand, poursuit : « (…) je remettrai l’argent à Marseille dès son retour de la campagne. Au sujet du salon d’automne dès que je connaîtrai les noms des membres du jury, si j’y ai des amis, je leur parlerai de vous.(…) » Sonia Lewitzka quitte son Ukraine natale en 1905 pour Paris, où elle fréquente les milieux artistiques de Montparnasse et l’Ecole de Paris et rencontre son futur mari, le peintre Jean Marchand.
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