Stèle chamane hibou Idole représentant un...

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Stèle chamane hibou Idole représentant un...

Stèle chamane hibou
Idole représentant un chamane en état de transformation de
l’homme vers le hibou. Il est debout, son visage épuré arbore de
grands yeux géométriques à l’expression intemporelle. Les traits
sont stylisés, les formes esquissées sans être signifiées. Ses bras
se transforment en ailes d’oiseaux repliées. Son torse est orné
d’un collier avec amulette, la tête surmontée d’une excroissance
rectangulaire qui évoque peut être un piédestal de temple.
Jusqu’à ce jour l’attribution de ces oeuvres à la civilisation
Valdivia reste sujette à caution. Aucune similitude ne permet de
les apparenter aux figurines féminines en terre cuite produites à
partir du troisième millénaire avant notre ère. En outre les lieux de
découverte différent, en effet les premières stèles ont été mises à
jour dans les régions côtières alors que les figurines étaient enterrées
au sommet des collines et aucune d’entre elles n’ont été retrouvées
dans le même contexte archéologique. Ce qui étonne avant tout,
c’est la modernité des formes visant à épurer au maximum les traits
humains pour tendre vers l’abstraction.
Alvaro Guillot Muñoz déclarait dans un extrait de lettre envoyé
à sa fille Julieta, le 23 Décembre 1969 « Je te remercie de ton
dictionnaire de symboles qui vient fort à propos conforter un des
éléments de ma théorie sur la sémiologie des pierres pré-Valdivia. Je
découvre que les premiers chinois représentaient la terre par un tracé
rectangulaire et le ciel par un tracé circulaire. Quelle coïncidence
! J’aurais aimé avoir cette information plus tôt pour convaincre
Emilio Estrada - Collectionneur Equatorien qui a découvert Valdivia
en 1956 - de la réalité de mon hypothèse. Tu te souviens que Emilio
est toujours le farouche défenseur du débarquement japonais sur
les côtes équatoriennes, quelques 4 000 ans avant notre ère. Les
Japonais du Sud apportant avec eux l’art de Jomon. Je n’ai jamais
adhéré à ce point de vue. Emilio se base sur l’étude comparative des
petites vénus. Il ne prend pas en compte les pierres gravées. Je suis
absolument certain que les pierres gravées sont antérieures aux terres
cuites. Elles se situent à la fin du paléo indien, donc, au début du
formatif inférieur, soit entre 3800 et 2800 avant J.-C.… ».
Toujours d’après Alvaro Guillot Muñoz ;
Ces objets, supports majeurs des rites religieux, servaient
d’instrument de médiation. La chouette stylisée est d’une
symbolique élémentaire, l’oiseau de nuit qui traduit le passage de la
lumière aux ténèbres, c’est le guide du mort vers l’au-delà. Beaucoup
plus tard, on retrouve cette chouette symbole sur les prêtres Jama-
Coaque. Et n’oublions pas la chouette chamane dans la civilisation
Chavin au Pérou. L’iconographie de ce rapace va évoluer pour faire
entrer en action le chamane.
Cette stèle se distingue par la richesse de sa sculpture, l’équilibre
de ses formes et sa taille. Elle est la dernière restée dans la famille
jusqu’à ce jour et peut être classée dans le corpus des plus belles.
Pierre volcanique avec belles traces d’oxydation localisées.
Valdivia, Equateur, 3500 – 1500 avant J.-C.
H : 34,2x15,5 cm
Provenance
Ancienne collection Alvaro Guillot-Muñoz, années 1935-1950
Exposition
« Les Pierres gravées pré-Valdivia » Galerie Phillipe Ancart, Bruxelles,
Mai 1997.
Valdivia stone stele carved in the form of a shaman turning into an owl
13 1/2 x 6 1/8 in.
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