Paul GAUGUIN (Paris 1848 - Atuona 1903) Banc…

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Paul GAUGUIN (Paris 1848 - Atuona 1903) Banc…

Paul GAUGUIN (Paris 1848 - Atuona 1903)

Banc breton de l’auberge Gloanec, circa 1886 - 1888

Bois sculpté

85 x 185 x 48 cm



Provenance:

René Baer, Strasbourg

Collection privée



Expositions:

Prêt temporaire au Musée Pont Aven du 28 juin au 30 septembre 1986.



Bibliographie:

Christopher Gray “Sculpture and Ceramics of Paul Gauguin”, The Johns Hopkins Press, Baltimore, 1963, rep.p. 204 et 205.



L’Abbé Pierre Tuarze dans « Pont-Aven, Arts et Artistes », 1973 cite Emile Jourdan qui en 1925 évoque : « ...Une fin d’après-midi en rentrant, je vis Gauguin qui sculptait l’un des bancs de bois de l’auberge, je profitais pour m’approcher de lui et lui adressais la parole... »



Gauguin utilisa sa vie comme support narratif mis au service de son art, à chaque voyage il emmagasina des images qui dévirent un répertoire, utilisé au fil des œuvres ou des objets de manière intuitive reconstituant un monde entre art primitif et art populaire, carrefour de l’inné universel. Il aime également se réapproprier des formes ou des objets existants en y ajoutant son empreinte, et son autoportrait, sous une forme grotesque qui le désincarne. Evoquant son enfance : «…Un peu plus tard je taillais avec un couteau et sculptais des manches de poignard sans poignard, un tas de petits rêves incompréhensibles pour les grandes personnes.. ;» Gauguin 1903, et l’on peut penser que selon la tradition il a continué à sculpter lorsqu’il était marin. Gauguin lorsqu’il sculpte ces objets existants se place entre le bricoleur et l’artiste, dans cette démarche il faut rapprocher notre banc et la fameuse fontaine en terre vernissée, pour chacun de ces objets il transforme une partie sans intervenir sur la fonction du meuble ou de l’objet.

Il sculpte chaque accoudoir à coup de couteau, différemment d’un personnage joyeux et d’un personnage triste, la rosace des cotés transformant ces autoportraits en dieu maya, l’auberge Gloanec devenant un temple consacré par Gauguin, et ce serait une erreur de croire qu’il n’est l’auteur que de ces deux éléments, car par cette appropriation l’objet devient sien, et la projection de son art au complet.



« ..L’artiste accentua ses différents aspects de son caractère à travers la production régulière d’autoportraits, d’icônes visuelles au contenus divers, destinés à la postérité, qui s’apparentent à un jeu de rôle plus qu’à l’élaboration d’une auto analyse introspective



Gauguin manifeste très tôt un goût pour la sculpture et l’expression des volumes, de préférence en bois, puis initié par Chaplet ce fut la céramique qui prit le relais.
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