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Physiologos. Le bestiaire des bestiaires
Texte traduit du grec, établi et commenté par Arnaud Zucker
2-84137-171-9 - 328 p., 16/24, 2004 - 33 €
Voici le premier bestiaire chrétien et le premier bréviaire animal. Il propose à la fois une zoologie spiritualisée et une théologie incarnée dans les bêtes. Esope faisait parler les bêtes en professeurs, le Physiologos les habille en théologiens pour représenter les mystères chrétiens. Mais ici lanimal joue sans masque son propre rôle, et cest sa nature même qui témoigne des vérités spirituelles. Car, ne nous y trompons pas, les bêtes ne sont ni immorales, ni insensées. Elles ont donc une âme ? Oui, pour la circonstance. Pour la bonne cause : lédification de lhomme. Dans ce manuel, qui permet de comprendre en profondeur le sens des animaux, ceux-ci soffrent au lecteur comme une pièce de monnaie: pile, il est animal, face, il est le visage dun des personnages de la dramaturgie chrétienne : Homme, Dieu ou Diable.
Ce texte connut au Moyen-Âge une popularité comparable à celle de la Bible, au moins jusquau XIIIe siècle, comme le prouvent les innombrables manuscrits, versions, traductions et adaptations antiques et médiévales. Il fut visité par tous les auteurs et artistes médiévaux dont il a nourri limagination. Le succès immense de ce zoo littéraire à lusage des Chrétiens est dû en partie à sa brièveté, à sa simplicité apparente et au fait quil ne sadresse pas à des spécialistes de zoologie ni de théologie.
(Edition bilingue)
Lire l'article de Télérama | voir aussi, chez nous les ouvrages d'Hildegarde de Bingen
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