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Hildegarde de Bingen
La symphonie des harmonies célestes
Texte traduit du latin par Rebecca Lenoir et Christophe Carraud, présenté et annoté par R. Lenoir
2-84137-150-6 - 274 p. 2003 - 22 €
La symphonia vaut pour toute la musique : le titre fait référence aux chants célestes que la sainte entend lorsquelle est ravie en extase. Après avoir joui des célestes harmonies de ses visions, la sainte écrivait de la musique destinée à être chantée en public. Le vocabulaire même de Hildegarde lorsquelle décrit ses expériences mystiques conforte lidée que le terme de « vision » est impropre à traduire leur nature ; à diverses reprises, les récits de la sainte indiquent clairement quil sagit autant de la retranscription dun concert céleste que Hildegarde entend lorsque les cieux souvrent pour elle que dune expérience simplement visuelle ; audition et vision sont presque toujours mêlées. La lumière parle et les paroles sont comme une flamme brillante. Pour Hildegarde, la musique est réminiscence de cette science divine que lhomme a perdue après la chute, elle est un des seuls liens qui lunit encore aux réalités spirituelles et le détourne de laccablement que son bannissement du paradis céleste pourrait lui causer.
LOrdo Virtutum aurait pu être joué et chanté lors de la cérémonie de consécration du couvent de Hildegarde sur le mont Rupert le 1er mai 1152, en présence de larchevêque, du clergé de Mayence et des familles des jeunes moniales issues de laristocratie. Léloge de la chasteté quon y entend, les reproches adressés aux Vertus par le Diable au motif quelles ignorent les joies de la maternité et de lunion physique, tout cela peut faire penser que le drame serait une « mise en jeu » de la liturgie de prise de voile lors de la consécration des moniales..
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