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Thérèse d'Avila
Méditations après la communion - 1670
Traduit parArnaud d'Andillyet présenté par Mercédès Allendesalazar
2-84137-131-X - 240 p. - 21 €
« Ô ma vie, ma vie, comment pouvez-vous subsister étant absente de votre véritable vie ? » Dans leur inarticulation déroutante et fragmentaire, Luis de León, osa pour la première fois en Espagne publier les Exclamations de Thérèse dAvila en 1588. Ces pages, dans lesquelles la religieuse, en proie à la souffrance de labsence et de la déréliction, appelle Dieu, son âme, les mots qui séchappent et refusent tout apaisement, furent écrites vers 1566. Une dizaine dannées plus tard, dans son commentaire au Cantique des Cantiques, texte dont la lecture en castillan avait été interdite par lInquisition, la mystique cesse dêtre femme délaissée qui implore pour redevenir écrivain. Écrivain, cest-à-dire lectrice du texte biblique, confrontée au mystère de lamour et à linconnu dune traduction latine « chaque fois que jentends ou que je lis certaines paroles du Cantique de Salomon, et sans que pour autant je sois capable de traduire la clarté du latin en castillan, je me recueille plus et mon âme sémeut davantage que lorsque je lis les livres très pieux que je comprends ». Arnauld dAndilly entreprend à son tour une traduction de ces deux textes qui paraissent à Anvers, en 1607, dans le cadre dune version française des uvres complètes de Thérèse, sous le nom de Méditations après la Communion et Pensées sur lamour de Dieu.
La lecture parallèle du texte espagnol et de la traduction française permet de mesurer lécart de sensibilité entre la mystique engagée dans sa propre expérience, et linterprète qui introduit, dans la trame de la pensée féminine, la mesure et la rationalité de sa langue classique.--
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